Dans les profondeurs de l’île Sado : Ibis du Japon et mines d’or !

Après une première journée sportive, on a essayé de faire plus cool le lendemain, avec le matin la visite du parc aux Ibis du Japon et le midi la visite des mines d’or… avant de vite retourner au port pour prendre le ferry.
Mont Doyu No Wareto des mines d'or de Sado Kinzan
Après avoir loupé la navette bus, un employé de l’hôtel nous emmène avec sa voiture personnelle jusqu’au port où comme à notre habitude maintenant, on stocke nos bagages avant de sauter dans un bus… Direction le parc aux Ibis ! Nipponia nippon ou Toki en japonais, est une espèce qui avait presque disparue… Sauvé in-extremis de l’extinction, ils sont donc aujourd’hui hautement protégés dans des cages loin des visiteurs… Pas réellement pratique pour les prendre en photos… zoom 200mm minimum obligatoire… Avec énormément de chance vous pouvez éventuellement en voir dans leur milieu naturel, quelques expérimentations de relâches ayant été réalisées récemment.
De retour au port (le réseau de bus n’est vraiment pas top… et les routes coupants l’îles sont super dangereuses à vélo… je recommande donc la location de voitures, et sur zone prendre les vélos), on doit attendre un peu avant de remonter dans un bus en direction des mines d’or (l’autre grande attraction de Sado).
A l’entrée vous aurez le choix entre le ticket pour visiter la mine récente (de l’ère Meiji à 1989) et voir le mont Doyu No Wareto (coupé en 2 par l’exploitation minière), et un autre ticket pour visiter la mine sous l’ère Edo (ouverte en 1601… c’est en 1542 qu’un marchant de Echigo, Shigemon Sotoyama découvre la première mine d’argent sur l’île à Tsurushi)… Si vous hésitez entre les 2 il existe aussi un pass pour faire les 2… Par manque de temps on ne fera finalement que la mine récente… je regrette un peu ce choix la mine Edo ayant été repensée en 2008 avec des automates reproduisant les gestes d’antan… :-/
Il faut savoir que sous l’ère Edo les mines d’or Sado Kinzan étaient une des principales ressources de revenu pour le shogunat des Tokugawa… l’ïle Sado était d’ailleurs directement administrée par ce dernier.

Il est à peine 14h00 et on doit (courir) reprendre le bus pour rejoindre le port et rentrer en Ferry sur Niigata…
Il y avait pourtant encore plein de choses à découvrir sur l’île Sado et le soir le Earth Festival et ces concerts de Taiko allait rythmer la nuit… Malheureusement tout était complet et j’avais prévu un budget très limité… Sans Japan Rail Pass tous les déplacements dans le Japon doivent être mûrement réfléchis (là on en aura eu pour un peu plus de 300 Euros par personne)…

Continuer la lecture de « Dans les profondeurs de l’île Sado : Ibis du Japon et mines d’or ! »

Les transports au Japon : train, Shinkansen, métro, bus, taxi…

On continue la série des bons conseils pour partir en voyage au Japon par les transports en communs !
Si comme 80 pourcents des voyageurs au Japon, vous avez opté pour Tokyo pour commencer votre trip au Pays du Soleil Levant, vous allez descendre de l’avion (je parlerai dans un autre article des moyens alternatifs pour débarquer au Japon) généralement à l’aéroport de Narita (en vol direct, il y a aussi celui d’Haneda maintenant) … Et contrairement à celui de Haneda, l’aéroport de Narita est loin de Tokyo ! Donc vous aurez le choix entre, le train, le bus et le taxi !
Shinkansen e5
1. Débarquement à l’aéroport international de Tokyo Narita
Pour vous rendre sur Tokyo depuis Narita, vous pouvez prendre la route (au moins 2 heures de trajet) avec un taxi, mais ça vous coûtera une fortune (je pense plus de 20 000 Yens)… ou alors prendre les nombreux Limousine Bus (attention au nom trompeur, c’est un autocar on ne peut plus normal avec une soute à bagages) qui sont réguliers (toutes les 15-20 minutes) et desservent la plupart des hôtels connus de Tokyo mais aussi Yokohama ! A vous de choisir le bon en allant à un des guichets dans l’aéroport… vous en aurez pour au moins 3000 Yens.
Le JR Narita Express est comme son nom l’indique un train express pour Narita, et dans notre cas… de Narita ! Il dessert les stations principales que sont Tokyo (en 1h), Shinjuku (1h20), Ikebukuro (1h30) ou encore Yokohama (1h30… Attention, celui qui va à Yokohama n’est pas le même que celui pour Shinjuku/Ikebukuro). Vous pouvez acheter votre place à l’aéroport dans un des distributeurs de billets automatiques JR Narita Express ou dans un bureau de réservations de billets JR au niveau B1. Mais la subtilité à connaitre est la possibilité d’acheter une Suica (voir plus bas) en même temps ! C’est Suica & N’EX (N’EX c’est pour Narita EXpress) et vous pouvez en achetant ce package économiser au moins 1440 Yens sur l’aller simple pour la station Tokyo (3500 Yens au lieu de 4940 !), pour plus de détails voici le site en anglais.
Si vous devez vous rendre à Ueno, optez plutôt pour la ligne de train Keisei. Le billet coûte 2400 Yens pour le super express (Skyliner) ou 1000 Yens pour l’express (Futsu Tokkyu). Le Skyliner met 45 minutes pour se rendre à la station Ueno, alors que l’express mettra lui 1h15.

Continuer la lecture de « Les transports au Japon : train, Shinkansen, métro, bus, taxi… »

Parc national d’Azumino, montagne d’Omachi et Matsumoto

Le dernier périple hivernal avant de rester à la maison au calme (enfin faut espérer) s’est fait en famille. On est parti rendre visite à la belle famille à Matsumoto et l’on en a profité pour goûter au divers joies de la neige… marche en forêt, luge, labyrinthe de glace, ski et onsen (mais comme vous me connaissez c’est plutôt mes miss qui en ont profitées) 😉
Comme pour les 2 dernières aventures je vous livre aujourd’hui le Live pris avec l’iPhone avant de revenir dans le détail et avec des photos plus « pro » dans quelques jours 😉
Parc National d'Azumino / Alpes Japonaises / Nagano
Cliquez sur « Voir toutes les photos » pour découvrir la chronologie…

Continuer la lecture de « Parc national d’Azumino, montagne d’Omachi et Matsumoto »

Sendai, Minamisanriku et Kesennuma 9 mois après le tsunami du 11 Mars !

Ceux qui me suivent sur Twitter (@lejapon) ont pu lire et voir que vendredi je quittais Tokyo avec une équipe de M6 Turbo (Cyril et Yann que je salue) pour les guider 2 jours en tant que fixeur du côté de Sendai et principalement là où le tsunami a frappé.
Comme on n’y allait pas pour faire du tourisme de catastrophe, j’ai donc demandé à mes contacts de me mettre en relation avec des habitants ayant vécu le séisme et le tsunami pour témoigner devant la caméra… Étonnamment ils étaient enthousiastes à l’idée que l’on vienne les voir. Il faut dire qu’après l’énorme élan de solidarité du début de la catastrophe on a eu un peu tendance à les oublier et ne plus parler que de Fukushima…
Minamisanriku 9 mois après le tsunami
Notre premier jour de reportage a commencé à Sendai, qui avec ses 1 million d’habitants est loin d’être un village de campagne. Toute la partie portuaire et la banlieue côtière ont été touchés par le tsunami (on a tous vu la vague arriver sur son aéroport et traverser les champs ou encore l’impressionnante vidéo vue de l’intérieur d’une voiture emportée par les eaux). Le gros défaut de la ville et des environs est d’avoir un paysage non accidenté, la vague de ce fait a progressé dans les terres jusqu’à 5 kilomètres, n’épargnant pas les malheureux qui n’avaient pas eu le réflexe d’évacuer lorsque l’alerte au tsunami fut diffusée.
Nous nous sommes concentré sur la zone portuaire où plusieurs milliers de véhicules ont été emportés par le tsunami (rien que Nissan a vu 2300 de ses voitures stockées pour l’export en direction des USA se faire engloutir). Sur cette zone là on sent que des efforts considérables ont été entrepris pour tout reconstruire. Routes, voies de chemin de fer et lignes à haute tension ont leur peinture toute fraîche et il ne reste plus beaucoup de carcasses de voitures.
On décide de rejoindre la côte en direction de Kesennuma où nous irons rencontrer le lendemain des habitants pour les interviewer… En traversant la campagne paisible on se dit que finalement rien ne semble s’être produit par ici… le choc fut d’autant plus grand, qu’une fois passé quelques collines, le changement fut radical et violent, on entrait sur une zone de guerre dont les pelleteuses et camions benne cherchaient en vain à effacer les stigmates ! La côte est dévastée avec des ponts détruits et des voies de chemin de fer entremêlées comme du simple barbelé…
La première ville Minamisanriku (17 000 habitants dont 10 000 ont été portés disparus après le tsunami) où nous nous arrêtons n’existe plus ! Tout a été détruit comme soufflé par une bombe nucléaire… Il est difficile d’imaginer comment de l’eau a pu tout brouiller sur son passage tel le mur anti-tsunami de deux mètres d’épaisseur, et autres bâtiments en béton armé, éventrés jusqu’au 4ème étage (il y a encore un bateau sur le toit de l’hôpital et une voiture sur un autre bâtiment) ! Il ne reste plus rien des maisons japonaises à part ces collines de débris qui parsèment l’horizon… Le simple fait d’imaginer l’apocalypse qui a eu lieu ici nous laisse abasourdi.

De retour à Sendai sous la pluie le soir on est allés se réchauffer dans un minuscule izakaya avant d’aller dormir et repartir de très bonne heure le lendemain. Arrivé à Kesennuma nous avons été rejoints à la gare par Ando-san un pêcheur qui a son entreprise sur le port. Ce qui est toujours surprenant c’est la transition violente entre la partie de la ville où tout est comme avant et la zone touchée par le tsunami. Plus on descend vers le port, plus on voit de policiers faisant la circulation… les feux ne fonctionnent plus et le rez-de-chaussée des bâtiments est endommagé… De nouveau on découvre une zone dévastée… Ando-san nous raconte son histoire (que vous pourrez voir dans l’émission de M6 Turbo ce week-end), la présence d’esprit qu’il a eue juste après la secousse (de dire à ses employés de rentrer chez eux, et mettre en hauteur ses véhicules), les rebondissements pendant les 40 minutes qui se sont écoulées avant l’arrivée de la première vague, et cette sensation d’une mort inéluctable tant l’eau ne semblait ne jamais cesser de monter ! Vous pouvez voir les vidéos de la ville en tapant simplement « Kesennuma » dans YouTube (je vous mets un lien ici qui montre le port).
Ce n’était pas le premier tsunami que Ando-san vivait depuis qu’il a son entreprise dans le port de Kesennuma… Mais personne ne pouvait imaginer la hauteur de ce dernier tellement cela semblait surréaliste, comme si le pays tout entier coulait !
On a ensuite interviewé Oikawa-san le pompiste (j’ai oublié de faire son portrait) qui a vu défiler ses voitures sous la passerelle piétonne où il avait comme d’autres trouvé refuge (pendant 6 heures).

Durant l’interview Ando-san nous avait emmenés voir un énorme bateau échoué sur ce qui reste des fondations de maisons… Ce dernier a dérivé sur la route pendant près de 2 kilomètres avant de s’immobiliser là… On parle d’en faire un mémorial… mais rien n’est plus sûr ici, toutes ébauches de projets étant gelées… il n’y a plus d’argent… On voit tout à coup arriver 2 minibus de touristes qui viennent faire des photos de la catastrophe… cela peut paraitre choquant, mais pas pour les gens de Kesennuma. C’est pour ainsi dire une activité un peu malsaine mais utile à la survie de ceux qui n’ont plus rien, ça fait venir du monde et évite que la ville ne meurt définitivement comme d’autres. A la gare vous pourrez même acheter un livre souvenir réalisé par les habitants avec plein de photos du jour du tsunami et le travail des secouristes………

Tous nous ont remerciés d’être venus. Ils souhaitent au travers du reportage montrer au monde comment le peuple japonais est solidaire et capable de se redresser toujours et encore !

EDIT du 10 Mars 2011 : dans la suite du post j’ai ajouté la vidéo de M6 (en fin de galerie) et les témoignages complets des 2 personnes interviewées…

Continuer la lecture de « Sendai, Minamisanriku et Kesennuma 9 mois après le tsunami du 11 Mars ! »

Au lieu de faire le tour du Japon, prenez le ferry !

Après le Koya san notre parcours nous menait à Tokushima pour le Awa-odori qui est le plus célèbre festival de danse traditionnelle du Japon. Pour passer de l’un à l’autre il aurait fallu faire 8 heures de train… ou 2 heures de bateau !
Ferry Wakayama -> Tokushima
Le calcul fut rapide et l’aventure intéressante ! On a dessus le Koya-san direction Wakayama, puis pris un petit train local pour aller à l’embarcadère du ferry qui en 2 heures nous mena quasiment au centre ville de Tokushima !
Il n’y a pas beaucoup de ferry qui font la traversée (8 par jour), donc mieux vaut pas le rater car c’est vraiment mort autour de l’embarcadère du côté de Wakayama… Le ticket en poche (2000 Yens par personne) on a attendu dans la minuscule salle d’attente (digne d’une gare de campagne) que le ferry soit prêt au départ. Une fois monté à bord, les surprises se sont enchainées !
1- on a aucune vue sur l’avant… juste sur les côtés et les échappements à l’arrière…
2- très peu de sièges… on est tous par terre sur la moquette… c’est en même temps très convivial, et fait un peu penser à un gros pique-nique !
3- machines à sous, distributeurs d’aliments (Cup Ramen), petite TV et autres manga/magazines sont là pour divertir un peu…
4- le sol du bateau penchait vers l’arrière et apparemment c’est comme ça…
5- des mascottes mangas pour les Otaku (mais prennent-ils vraiment le ferry ?)
6- une jolie eau bleu limpide mais qui semblait abyssale !

Bref, on était dans un bateau de longues traversées pour les gens qui n’ont pas trop les moyens ou qui ne se déplacent pas sans leur voiture à portée de la main… rien à voir avec les autres ferrys que j’ai pris au Japon (comme celui qui va à Naoshima).
Pittoresque et très pratique, je vous recommande d’essayer ce moyen de transport quand vous voulez passer d’île en île au Japon, sans faire tout un long détour en train !

Prochain défi la traversée de Kyushu vers la Corée du Sud !
Et à propos de défi, n’oubliez pas qu’il vous reste que jusqu’à la fin de cette semaine pour participer au concours photo et gagner un voyage au Japon !

Continuer la lecture de « Au lieu de faire le tour du Japon, prenez le ferry ! »

Tokyo vu du Rainbow Bridge

Je continue l’exploration de nouveaux quartiers histoire de toujours améliorer mon Tokyo Safari, mais je me dois aussi d’expérimenter mes recommandations pour d’autres sites plus difficiles à inclure dans mon offre. Et la traversée à pied du Rainbow Bridge dans la baie de Tokyo en est une !
Tokyo Rainbow Bridge
Pas très facile d’accès et nécessitant une heure de marche de station de métro à station de métro (ah, j’ai oublié de voir si l’on pouvait laisser des vélos au pied) je ne faisais que conseiller sa traverser à pieds… mais je n’avais jamais tenté l’expérience (l’ayant fait de nombreuses fois en voiture et métro -Yurikamome-)…
Et bien, je peux vous dire que si vous avez le temps et que la météo est clémente, c’est absolument à faire !!! La vue est géniale ! Je l’ai classée direct dans mon top 10 des points de vue tokyoïtes !
Alors c’est vrai que l’accès est un peu galère, que c’est un peu stressant d’être coincé entre le vide et la route, que ça bouge pas mal (quand les camions traversent), que ça sent les gaz d’échappement, que ça fait une bonne grosse marche… mais quelle vue !!!!!!! 😯
Je revenais d’un autre spot (dont je vous parlerai plus tard) et mon timing était serré, mais avec le peu de temps que j’avais et une météo tout juste correcte (dommage que l’horizon ait été bouché par la pollution), je jubilais à chaque photo, et j’avais trop les nerfs de ne pouvoir rester plus tard pour faire la même chose de nuit……… argh…….. allez voir la galerie et vous comprendrez ;-(

PS : sur une photo on peut voir à quoi ressemblait la vue lorsque le pont fut fini… Tokyo a bien poussé depuis ! 😉

Continuer la lecture de « Tokyo vu du Rainbow Bridge »

Campagne japonaise

Je profite d’être en pleine campagne française (voir la famille en Charente), pour vous montrer un coin paumé (comme là où je suis actuellement) en pleine campagne… nippone !
Campagne japonaise
Ça se trouve à moins d’une heure de Kyoto en voiture, et j’y étais allé pour photographier une maison de Vivre le Japon perdue en pleine montagne aux faux airs de Princesse Mononoke (surtout les sous-bois). J’ai aussi découvert que près de Kyoto il y avait un village composé de vieilles fermes traditionnelles dans le style de Shirakawago, comme quoi il y a toujours des choses à découvrir dans ce pays !

PS : Mauvaise nouvelle… comme je n’ai pas eu de confirmation pour Bordeaux, ça sera pour la prochaine fois… Septembre avec la sortie du 5ème livre ? Je suis vraiment désolé, j’aurais bien aimé vous rencontrer là-bas !
J’espère que mon éditeur nippon voudra bien me payer un tour de France pour la sortie du futur livre qui du coup ne sera pas aux éditions Chêne comme les autres.
Donc on aura l’occasion de se voir que le 6 et 9 à Paris… je sais que c’est un peu léger, mais je compte aussi sur vous pour venir me faire un p’tit coucou au Japon 😉

Continuer la lecture de « Campagne japonaise »

Onsen à Kurokawa – ryokan Yamamizuki

Après notre périple en bus dans les paysages somptueux d’Aso, nous voici arrivés à l’arrêt de bus du village Kurokawa, reconnu pour ses onsen (bain d’eau chaude naturelle).
Là une véritable voiture de collection style colonial nous attend pour nous emmener jusqu’au ryokan (auberge traditionnelle) Yamamizuki, qui est l’un des plus réputés grâce à son magnifique onsen bordant une jolie cascade… Faut dire j’avais mis les moyens pour faire de belles photos (18 000 Yens -160 euros- par personne pour la chambre la moins chère du ryokan -repas du soir et matin compris- !), mais quel ne fût pas la mauvaise surprise en découvrant la chambre !
Onsen du ryokan Yamamizuki
J’étais assez stupéfait de voir que celle-ci était non seulement inesthétique (la plus moche où il m’ait été donné de séjourner), mais en plus la vue était sur le mur du couloir de service… clairement c’était un placard ! De quoi me foutre bien les nerfs, d’autant que ma femme glisse un pourboire (dans une petite enveloppe, ce qui est traditionnel quand on va séjourner en ryokan) en remerciement à l’autorisation qu’il m’a été faite de faire des photos du lieu… C’est eux qui devraient me payer pour la pub !
Argh, je suis dégoûté et démotivé de prendre des photos… en plus je découvre que les autres chambres sont toutes supers classes avec une vue dégagée (mais au prix quasi double)… on a clairement hérité du placard ! Alors oui, la salle de bain est un véritable onsen privatif, mais moi qui n’aime pas les bains chauds et l’odeur de souffre (œuf pourri), j’étais gâté ! 🙁
Je rumine jusqu’au repas du soir… où je finis par reprendre un peu de plaisir d’être là… d’autant qu’il y avait de supers bons desserts (rare dans les ryokan). Après avoir joué avec des feux d’artifices (symbole de l’été nippon) offerts par le ryokan aux enfants, je me décide d’aller faire un tour au fameux onsen (mixte ! Mais fui par les femmes, car généralement plein de vieux pervers se caressant les coucougnettes -qui arrivent pour certains aux genoux, périclitant l’efficacité de la petite serviette en cache sexe-………. Je regarde toujours de travers ceux qui me disent aimer les onsens… Ah ouaiiiiis, tu aimes les onsen toi ?! :-p ), et là… faisant fi des regards que tout le monde me porte (ils sont bien curieux les nippons et la petite serviette que je portait devant moi semblait d’un coup transparente… argh… je compatis avec la gente féminine !), je pus apprécier, dans mon coin, la fraicheur du soir drainée par le joli ruisseau et ses cascades en bord « d’onsen »… Superbe ! Bon, c’est vrai que j’avais l’impression d’être un homard cuisiné par Maïté, et du coup le temps paraissait long… mais c’était vraiment très beau et presque agréable… enfin bref, au bout de 10 minutes j’étais à point en plus d’être à poil… alors direction la sortie, le repérage étant fait !
Retour donc avant la fermeture quand il n’y avait plus personne (car les japonais sont devenu très paranoïaques concernant la vue du moindre appareil photo, et la direction m’avait donnée comme consigne de ne pas faire de photos avec des clients dans le bain -même en demandant-… certains touristes étrangers ne s’en étaient semble-t-il pas privés, ce qui a valu de nombreuses plaintes, en plus d’un certain malaise et une surveillance accrue), puis en tenue d’Adam vêtu de mon seul Canon 5D, je bloquais ma respiration debout au milieu du onsen pour faire des photos nettes… humhum…
Rebelote le lendemain matin à 5h30 (fichtre y’en a eu quand même 2 qui se sont pointés pour prendre leur bain à cette heure ! Mais qui ont vite tourné les talons me voyant avec mon appareil photo… ou alors… 😎 ), avec un modèle qui n’était autre que ma femme (pas très à l’aise dans le rôle…), ben oui, avec un seul modèle ça faisait un peu vide, mais bon je pense lancer prochainement un casting pour les photos d’onsen 😉

Donc faut vraiment aimer les bains chauds et les bons plats pour apprécier ce genre de lieu. Si c’est le cas, je vous recommande le ryokan Yamamizuki, dont le onsen extérieur est vraiment exceptionnel ! Cependant allez-y en groupe et prenez vous une des chambres de plus haut niveau !
Avant de se quitter, balade dans le village de Kurokawa afin de vous faire remarquer quand même l’horreur des tuyaux typique des onsen, à croire que cela fait parti de l’esthétique des lieux (tout comme les fils électriques et autres tapissant le ciel des ruelles des petits quartiers japonais), et dont un joli coffrage gâcherait tout du point de vue nippon… Ben oui, un onsen sans tuyaux immondes ne serait pas un onsen, et l’on douterait qu’il s’agit bien là d’une eau chaude « naturelle » ! :-p

Continuer la lecture de « Onsen à Kurokawa – ryokan Yamamizuki »

Visite au mont Aso symbolisé par le cratère Komezuka et Naka-dake

Le moment fort de mon shooting à Kyushu a sans doute été le passage (très rapide) au mont Aso !
Déjà le train pour y aller nous met dans l’ambiance avec son style rétro et son wagon pour vélos (!)… puis des paysages grandioses, peints (sans aucun doute) par les dieux de la régions, se mettent à apparaître par les fenêtres. Mais c’est en prenant la route (en bus) pour le mont Naka-dake (qui est un volcan encore actif) que l’on prend la mesure de l’incroyable panorama qui s’offre à nous ! Cette vallée habitée/ »urbanisée » et surplombée de hauts plateaux (dont les vaches de la région semblent seules à y avoir choisi de vivre), est marquée par le cratère Komezuka qui, seul au milieu de l’immensité, semble être un point de la calligraphie des dieux ! 😯
Komezuka - mont Aso - Kyushu
Le site touristique qu’est le mont Naka-dake, s’avère être finalement le moins intéressant, d’autant que le téléphérique brassé par les bourrasques du typhon en approche, son panneau de toxicité de l’air et ses bunkers, sont loin de nous encourager à séjourner dans le coin… Non, clairement ce sont la vallée encaissée et ce cratère Komezuka qui, comme posé là, créent une sensation de décor de film !
La suite était d’autant plus impressionnante (j’avais l’impression d’être dans les décors du film Le Seigneur des Anneaux), mais trop difficile à prendre en photos depuis un bus lancé à pleine vitesse pour assurer ses horaires (j’ai fait quelques tweet en live à voir ici).

Maintenant je rêve clairement d’y retourner en voiture ou autre (pourquoi pas à vélo) pour prendre le temps de faire des photos ! C’est à mon goût, l’un des sites naturels les plus impressionnants du Japon !

Continuer la lecture de « Visite au mont Aso symbolisé par le cratère Komezuka et Naka-dake »

Au Japon on aime les pots de yahourt

Même s’ils ont 4 roues !

Vous remarquerez peut-être que les jantes et le siège baquet ne sont pas d’origine ! Moi j’dis que voilà un beau custom de cette Mira de chez Daihatsu (qui fait pas mal de voitures très……. japonaises) 😉

PS : la petite dernière Daihatsu Mira Cocoa est vraiment sympathoche pour ceux que ça intéresse : Cocoa Mira

Continuer la lecture de « Au Japon on aime les pots de yahourt »