Dans les profondeurs de l’île Sado : Ibis du Japon et mines d’or !

Après une première journée sportive, on a essayé de faire plus cool le lendemain, avec le matin la visite du parc aux Ibis du Japon et le midi la visite des mines d’or… avant de vite retourner au port pour prendre le ferry.
Mont Doyu No Wareto des mines d'or de Sado Kinzan
Après avoir loupé la navette bus, un employé de l’hôtel nous emmène avec sa voiture personnelle jusqu’au port où comme à notre habitude maintenant, on stocke nos bagages avant de sauter dans un bus… Direction le parc aux Ibis ! Nipponia nippon ou Toki en japonais, est une espèce qui avait presque disparue… Sauvé in-extremis de l’extinction, ils sont donc aujourd’hui hautement protégés dans des cages loin des visiteurs… Pas réellement pratique pour les prendre en photos… zoom 200mm minimum obligatoire… Avec énormément de chance vous pouvez éventuellement en voir dans leur milieu naturel, quelques expérimentations de relâches ayant été réalisées récemment.
De retour au port (le réseau de bus n’est vraiment pas top… et les routes coupants l’îles sont super dangereuses à vélo… je recommande donc la location de voitures, et sur zone prendre les vélos), on doit attendre un peu avant de remonter dans un bus en direction des mines d’or (l’autre grande attraction de Sado).
A l’entrée vous aurez le choix entre le ticket pour visiter la mine récente (de l’ère Meiji à 1989) et voir le mont Doyu No Wareto (coupé en 2 par l’exploitation minière), et un autre ticket pour visiter la mine sous l’ère Edo (ouverte en 1601… c’est en 1542 qu’un marchant de Echigo, Shigemon Sotoyama découvre la première mine d’argent sur l’île à Tsurushi)… Si vous hésitez entre les 2 il existe aussi un pass pour faire les 2… Par manque de temps on ne fera finalement que la mine récente… je regrette un peu ce choix la mine Edo ayant été repensée en 2008 avec des automates reproduisant les gestes d’antan… :-/
Il faut savoir que sous l’ère Edo les mines d’or Sado Kinzan étaient une des principales ressources de revenu pour le shogunat des Tokugawa… l’ïle Sado était d’ailleurs directement administrée par ce dernier.

Il est à peine 14h00 et on doit (courir) reprendre le bus pour rejoindre le port et rentrer en Ferry sur Niigata…
Il y avait pourtant encore plein de choses à découvrir sur l’île Sado et le soir le Earth Festival et ces concerts de Taiko allait rythmer la nuit… Malheureusement tout était complet et j’avais prévu un budget très limité… Sans Japan Rail Pass tous les déplacements dans le Japon doivent être mûrement réfléchis (là on en aura eu pour un peu plus de 300 Euros par personne)…

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Okinawa, la renaissance du corail !

Bon je continue la narration de mes galères… euh pardon… mon trip à Okinawa… Alors après la séance de karaté et la torture du debriefing (je vous avoue qu’au bout d’un moment j’ai quitté la table pour faire les cents pas), on décolle… sans vraiment décoller, car c’était reparti pour faire un tour de bus ! Yeahhhh…
Direction l’océan (enfin !) pour aller voir une ferme de corail… car en effet, le corail ça se plante ! Intéressant ! Donc eau turquoise, corail, et poissons sortis du film Némo au rendez-vous !
Sango pour replanter le corail d'Okinawa
Mais… le temps couvert est toujours là ! Bref, on embarque sur le bateau à fond transparent pour découvrir le récif de corail……. mort !!! Ah oui, il faut savoir qu’en 2007 un gros typhon a massacré le corail avoisinant et que depuis l’association Sango lutte pour la protection et le re-plantage de ce dernier (aidé par la chaine hôtelière Kariyushi dont un énorme hôtel se trouve juste à côté).
Donc même si l’eau est magnifique et la faune aquatique riche en espèces à seulement quelques mètres de la plage, ça a un côté un peu triste de voir ce parterre de coraux mort… On leur souhaite de réussir leur entreprise pour faire revivre les fonds marins qui seront de nouveau magnifiques à n’en pas douter… dans 30 ans… ^^x
J’aurais bien fait un peu le tour de la plage et trempé les pieds dans l’eau, mais le bus nous attendait pour la destination suivante et finale de la journée… Encore une bonne surprise ? La suite très prochainement 😉

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Visite du cimetière du Koya san

Ah bah, vous me direz que c’est pas trop tôt ! Enfin, je reprends ma petite histoire du périple de cet été… Faut dire que les événements de la rentrée se sont tellement enchaînés que j’ai eu un peu de mal à suivre…
Alors pour se remettre en situation, vous pouvez jeter un œil sur le précédent post ici
Donc pour conclure notre petit séjour au Mont Koya, nous ne pouvions partir sans visiter le célèbre cimetière du Koya san ! Mais avant cela il fallait être prêts à 6h00 du matin pour la cérémonie bouddhiste dans la magnifique salle de prière ! Malheureusement, n’ayant pas le droit de faire des photos (et n’ayant pas la faculté humaine de rester assis 2h00 par terre), j’ai opté pour faire un nouveau petit tour du coin en attendant le petit déjeuner… Une fois toute la famille repue ce fut direction le cimetière avec le bus (faisable à pied en fait) !
Cimetière du Mont Koya ou Koya san
Dans la forêt de sugi (cèdre du Japon), arbres gigantesques vieux pour la plupart de plus de 500 ans, se trouve dans leur ombre le célèbre cimetière, plongé dans une atmosphère mystique emprunte de spiritualité religieuse.
S’y promener c’est comme traverser une forêt d’arbres et de pierres, les mousses ayant recouvertes la plupart des tombes (millénaires pour certaines), où seuls les nombreux visiteurs vous rappellent que l’homme y est toujours présent… Un voyage dans le temps avec pour seul témoin encore vivant la nature… Un décor digne des productions de Miyazaki !
Les 300 000 tombes vous feront un peu tourner la tête si vous souhaitez les prendre en photo… autant les plus anciennes offrent de somptueux visuels… autant les nouvelles sont d’un kitsch parfois ! A l’image de la fusée NEC de ShinMaywa Industries (spécialisé dans l’aéronautique) à la mémoire des employés de la compagnie……..

J’aimerais beaucoup y retourner en hiver dans une ambiance brumeuse avec quelques pèlerins ou moines en tenue traditionnelle 😉

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Nagasaki sous la pluie ça donne quoi ?

Et bien ça donne une démotivation profonde pour faire des photos… Argh… dire qu’à 24 heures près j’avais un ciel bleu magnifique sur toutes mes photos ! Bon, ça servira de raison pour y retourner……..
Nagasaki
Dans l’ordre vous avez de nouveau la « butte allemande néerlandaise » (Dutch Slope), le temple de Confucius, le Glover Garden qui est un parc-musée avec pleins d’anciennes maisons d’occidentaux et le quartier chinois.
Mis à part la météo, mon grand regret sera de n’avoir pu aller sur l’île-usine abandonnée de Gunkanjima (qui est maintenant officiellement visitable… sans risque de finir en prison) pour cause de typhon en approche… ;-(

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Nara et sa cloche Oogane du Todaiji ainsi que le sanctuaire Kasuga Taisha

Voilà donc la fin du compte-rendu du Safari Photo à Kyoto, et tout ça en 3 jours sans courir 😉
Donc comme conclusion au périple du groupe que je guidais (et qui avait sa dose de temples en tous genres), j’ai décidé de quitter Kyoto pour les emmener à Nara, car bien que l’on puisse avoir vu des centaines de temples, le Todaiji et son gigantesque Bouddha (le plus massif au monde en position assise) fait toujours son effet !
Sanctuaire Kasuga Taisha à Nara et ses milliers de lampions
Mais pour cette partie-là après un très bon repas dans le resto de pépé, j’ai préféré leur laisser faire l’exploration par eux-mêmes (l’entrée étant payante et ayant déjà une tonne de photos de ce dernier voir mon ancien post : Nara – Daibutsuden) et aller digérer mon repas sous l’énorme cloche Oogane qui reste une des 3 plus grandes cloches qu’ait connu le Japon ! Et si je n’ai découvert son existence que récemment (et ce n’est pas faute d’être passé un bon nombre de fois juste à côté, car Nara, j’en ai fait pas mal de post ici !), c’est grâce à une erreur de légende dans mon dernier livre (que j’ai corrigé avec une magistrale pirouette, que vous comprendrez en la lisant) p259, où vous pourrez découvrir pourquoi le marteau ne frappe pas dans le cercle prévu à cet effet.
Après quelques temples, on s’est attardé au sanctuaire Kasuga Taisha et ses célèbres milliers de lampions (Gasp ! Ils ont mis d’horrible grilles sur le caniveau en pierre gâchant la célèbre photo du sanctuaire… Arghhh…)… sur qui j’en ai aussi de bonnes à raconter, car souvent loupé (vive maintenant l’iPhone et Google map !) 😉

Voilà, puis c’était retour le soir à la gare de Kyoto pour reprendre le shinkansen en direction de Tokyo !

Bon alors, si un Safari Photo vous tente à Kyoto, sachez qu’il faut ajouter le train A/R Tokyo/Kyoto pour bibi, ce qui monte vite les frais par rapport aux honoraires habituels. Donc c’est plutôt réservé aux groupes souhaitant utiliser mes services sur la zone pendant quelques jours 😉

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Kinkakuji, le Pavillon d’or avec une lumière exceptionnelle

Ca n’a été que de courte durée, mais j’ai pu entre 2 nuages saisir l’instant magique du Kinkakuji (pavillon d’or) embrasé par un soleil faisant scintiller son plaquage d’or fin.
Kinkakuji, le Pavillon d'or à Kyoto
C’était le premier temple de la journée, et on a eu droit pendant une dizaine de minutes à des éclaircies au milieu des passages nuageux. Le vent était fort en altitude et la lumière changeait souvent (voir les 2 photos quasi identiques -6 et 7- prises à quelques secondes d’écart mais avec une lumière totalement différente), mais voilà très certainement mes meilleures photos de ce temple !
En même temps, ma dernière visite remontait à loin, et je n’avais pas pris beaucoup de photos comme vous pouvez le voir ici (dis donc, elles étaient minuscules mes photos du blog à l’époque).
Vous remarquerez aussi que je me suis un peu attardé sur l’arbre en forme de bateau… c’est que je le connais bien maintenant… voir page 50 de mon livre Traditionnel Japon aux éditions Chêne 😉

Le Ryoanji étant fermé jusqu’au 25 Février, nous avons fait un crochet au temple Ninna-ji connu principalement pour son portail, sa pagode à cinq étages et son jardin aux centaines de cerisiers. Après, ce sera changement de décor pour Arashiyama dans mon prochain post 😉

PS : les photos du post sont sans retouches !

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Setsubun avec des Geiko (Geisha de Kyoto) au sanctuaire Yasaka à Gion

C’était une des particularités de ce Safari photo à Kyoto qui coïncidait avec l’évènement du Setsubun (je vous invite à relire mon article ici), et bien sûr j’avais fait en sorte que le parcours de la visite guidée soit synchro avec certains évènements liés à ce dernier. Et ça a bien marché pour le Setsubun au temple de Yasaka dans le quartier de Gion, avec au rendez-vous, des Geiko (Geisha de Kyoto) et des Maiko (apprenties) offrant un spectacle de danse traditionnelle conclu sur un lancer de graines de soja (Mame Maki).
Geiko - Geisha de Kyoto pendant le Setsubun au sanctuaire Yasaka à Gion
Après avoir croisé des Geisha (ou Hangyoku -apprenties-) avec le même groupe à Asakusa (Tokyo) quelques jours plus tôt, j’ai eu droit cette fois à un vrai spectacle ! Autant dire que j’ai bien rattrapé ces années de recherches, en vain, de cette icône féminine du Japon, sachant être des plus discrète. Et maintenant, je sais exactement où aller pour en croiser des vraies 😉
Aussi, j’ai choppé à la vitesse de l’éclair (entre 2 shoots) dans l’hystérie générale (des p’tits vieux) un des paquets de graines de soja… c’était donc une bonne séance photos 🙂
Prochain coup, je prends le grand angle et je me colle devant.

PS : faut vraiment que j’achète un de ces petits escabeaux photo… histoire de ne pas avoir à recadrer les photos pour effacer les mains et têtes en bas.

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Fisher King – Houtyou Gisiki

L’art religieux de la découpe du poisson au sanctuaire Kanda Myoujin.
Houtyou Gisiki c’est le nom de la cérémonie (Fisher King c’est un hommage à un film que j’aime bien 😉 ), Kei doit enquêter sur la signification de ce rituel… donc j’attends ses lumières… et ses vidéos aussi puisqu’il m’accompagnait LOL
Houtyou Gisiki au sanctuaire Kanda Myoujin
Bon cette série est un peu répétitive, mais je dois avouer que le rituel l’était tout autant…

PS : AYE !!! La date de sortie du livre « Japon » série « C’est le rêve » aux éditions Chêne, est prévu le 11 Mars ! Les éditions sont ok pour organiser une séance dédicace si je suis de passage en France dans cette période… le lieu et la date sont encore à définir… 😉

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Tour Nakagin Capsule

Vestige des temps ou l’économie florissante autorisait tous les délires, les chef d’œuvres (ou « horreurs » pour d’autres) architecturaux des années 70, sont en voie d’extinction à Tokyo faute d’entretien… je vous parlais d’un immeuble de Shinjuku (surnommé Gunkan) voué à la destruction… aujourd’hui j’ai retrouvé dans mes archives la tour Nakagin Capsule de l’architecte Kisho Kurokawa, pas loin du marché au poisson de Tsukiji.
Nakagin Capsule Tower by Kisho Kurokawa
Il est possible qu’à l’heure où j’écris ces lignes, la place est déjà libre pour une nouvelle construction plus contemporaine et sans âme… car cela faisait longtemps que des connaisseurs se bâtaient corps et âme pour protéger la battisse des ambitions de promoteurs sans scrupules…

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Théâtre de Nô

Malgré les apparences ce n’est pas l’art de dire « non » à chaque réplique… :-p
C’est une forme théâtrale traditionnelle, où les acteurs sont souvent masqués. La scénique est assez particulière et difficile à décrire… je vous invite à consulter l’article de Wikipedia à ce sujet pour plus d’informations.
Acteur de Kabuki en cire au musée Edo à Tokyo
Pour le livre dédié au Japon (qui est maintenant terminé et a été envoyé à l’imprimeur… j’y reviendrais prochainement) je suis aller faire des photos du théâtre de Nô de Yokohama, qui dans un bâtiment moderne c’est vue reconstruire une authentique scène en bois. Malheureusement l’autorisation pour photographier les acteurs étant longue à obtenir, j’avais dût me rabattre sur les acteurs de Kabuki (un autre art théâtrale traditionnel) en cire du musée Edo (photo principale de ce post). Et finalement rien de tout ça n’a été retenu, et c’est Araumaza qui sera la représentante de l’art scénique traditionnel. 😉

PS : j’ai connu une semaine de folie, ponctuée de quiproquos, d’erreurs de jugement, de décisions hâtives, de menaces, de démission (en suspend), passant du statu de Brutus (cf. Cesar) à Super Dupont (cf. Gotelib)… Bref, à la fin il m’était nécessaire de faire un break… Donc cette semaine sera consacrée pour moi strictement à la photo et au zen tokyoïte 😉

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