Sendai, Minamisanriku et Kesennuma 9 mois après le tsunami du 11 Mars !

Ceux qui me suivent sur Twitter (@lejapon) ont pu lire et voir que vendredi je quittais Tokyo avec une équipe de M6 Turbo (Cyril et Yann que je salue) pour les guider 2 jours en tant que fixeur du côté de Sendai et principalement là où le tsunami a frappé.
Comme on n’y allait pas pour faire du tourisme de catastrophe, j’ai donc demandé à mes contacts de me mettre en relation avec des habitants ayant vécu le séisme et le tsunami pour témoigner devant la caméra… Étonnamment ils étaient enthousiastes à l’idée que l’on vienne les voir. Il faut dire qu’après l’énorme élan de solidarité du début de la catastrophe on a eu un peu tendance à les oublier et ne plus parler que de Fukushima…
Minamisanriku 9 mois après le tsunami
Notre premier jour de reportage a commencé à Sendai, qui avec ses 1 million d’habitants est loin d’être un village de campagne. Toute la partie portuaire et la banlieue côtière ont été touchés par le tsunami (on a tous vu la vague arriver sur son aéroport et traverser les champs ou encore l’impressionnante vidéo vue de l’intérieur d’une voiture emportée par les eaux). Le gros défaut de la ville et des environs est d’avoir un paysage non accidenté, la vague de ce fait a progressé dans les terres jusqu’à 5 kilomètres, n’épargnant pas les malheureux qui n’avaient pas eu le réflexe d’évacuer lorsque l’alerte au tsunami fut diffusée.
Nous nous sommes concentré sur la zone portuaire où plusieurs milliers de véhicules ont été emportés par le tsunami (rien que Nissan a vu 2300 de ses voitures stockées pour l’export en direction des USA se faire engloutir). Sur cette zone là on sent que des efforts considérables ont été entrepris pour tout reconstruire. Routes, voies de chemin de fer et lignes à haute tension ont leur peinture toute fraîche et il ne reste plus beaucoup de carcasses de voitures.
On décide de rejoindre la côte en direction de Kesennuma où nous irons rencontrer le lendemain des habitants pour les interviewer… En traversant la campagne paisible on se dit que finalement rien ne semble s’être produit par ici… le choc fut d’autant plus grand, qu’une fois passé quelques collines, le changement fut radical et violent, on entrait sur une zone de guerre dont les pelleteuses et camions benne cherchaient en vain à effacer les stigmates ! La côte est dévastée avec des ponts détruits et des voies de chemin de fer entremêlées comme du simple barbelé…
La première ville Minamisanriku (17 000 habitants dont 10 000 ont été portés disparus après le tsunami) où nous nous arrêtons n’existe plus ! Tout a été détruit comme soufflé par une bombe nucléaire… Il est difficile d’imaginer comment de l’eau a pu tout brouiller sur son passage tel le mur anti-tsunami de deux mètres d’épaisseur, et autres bâtiments en béton armé, éventrés jusqu’au 4ème étage (il y a encore un bateau sur le toit de l’hôpital et une voiture sur un autre bâtiment) ! Il ne reste plus rien des maisons japonaises à part ces collines de débris qui parsèment l’horizon… Le simple fait d’imaginer l’apocalypse qui a eu lieu ici nous laisse abasourdi.

De retour à Sendai sous la pluie le soir on est allés se réchauffer dans un minuscule izakaya avant d’aller dormir et repartir de très bonne heure le lendemain. Arrivé à Kesennuma nous avons été rejoints à la gare par Ando-san un pêcheur qui a son entreprise sur le port. Ce qui est toujours surprenant c’est la transition violente entre la partie de la ville où tout est comme avant et la zone touchée par le tsunami. Plus on descend vers le port, plus on voit de policiers faisant la circulation… les feux ne fonctionnent plus et le rez-de-chaussée des bâtiments est endommagé… De nouveau on découvre une zone dévastée… Ando-san nous raconte son histoire (que vous pourrez voir dans l’émission de M6 Turbo ce week-end), la présence d’esprit qu’il a eue juste après la secousse (de dire à ses employés de rentrer chez eux, et mettre en hauteur ses véhicules), les rebondissements pendant les 40 minutes qui se sont écoulées avant l’arrivée de la première vague, et cette sensation d’une mort inéluctable tant l’eau ne semblait ne jamais cesser de monter ! Vous pouvez voir les vidéos de la ville en tapant simplement « Kesennuma » dans YouTube (je vous mets un lien ici qui montre le port).
Ce n’était pas le premier tsunami que Ando-san vivait depuis qu’il a son entreprise dans le port de Kesennuma… Mais personne ne pouvait imaginer la hauteur de ce dernier tellement cela semblait surréaliste, comme si le pays tout entier coulait !
On a ensuite interviewé Oikawa-san le pompiste (j’ai oublié de faire son portrait) qui a vu défiler ses voitures sous la passerelle piétonne où il avait comme d’autres trouvé refuge (pendant 6 heures).

Durant l’interview Ando-san nous avait emmenés voir un énorme bateau échoué sur ce qui reste des fondations de maisons… Ce dernier a dérivé sur la route pendant près de 2 kilomètres avant de s’immobiliser là… On parle d’en faire un mémorial… mais rien n’est plus sûr ici, toutes ébauches de projets étant gelées… il n’y a plus d’argent… On voit tout à coup arriver 2 minibus de touristes qui viennent faire des photos de la catastrophe… cela peut paraitre choquant, mais pas pour les gens de Kesennuma. C’est pour ainsi dire une activité un peu malsaine mais utile à la survie de ceux qui n’ont plus rien, ça fait venir du monde et évite que la ville ne meurt définitivement comme d’autres. A la gare vous pourrez même acheter un livre souvenir réalisé par les habitants avec plein de photos du jour du tsunami et le travail des secouristes………

Tous nous ont remerciés d’être venus. Ils souhaitent au travers du reportage montrer au monde comment le peuple japonais est solidaire et capable de se redresser toujours et encore !

EDIT du 10 Mars 2011 : dans la suite du post j’ai ajouté la vidéo de M6 (en fin de galerie) et les témoignages complets des 2 personnes interviewées…

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Au lieu de faire le tour du Japon, prenez le ferry !

Après le Koya san notre parcours nous menait à Tokushima pour le Awa-odori qui est le plus célèbre festival de danse traditionnelle du Japon. Pour passer de l’un à l’autre il aurait fallu faire 8 heures de train… ou 2 heures de bateau !
Ferry Wakayama -> Tokushima
Le calcul fut rapide et l’aventure intéressante ! On a dessus le Koya-san direction Wakayama, puis pris un petit train local pour aller à l’embarcadère du ferry qui en 2 heures nous mena quasiment au centre ville de Tokushima !
Il n’y a pas beaucoup de ferry qui font la traversée (8 par jour), donc mieux vaut pas le rater car c’est vraiment mort autour de l’embarcadère du côté de Wakayama… Le ticket en poche (2000 Yens par personne) on a attendu dans la minuscule salle d’attente (digne d’une gare de campagne) que le ferry soit prêt au départ. Une fois monté à bord, les surprises se sont enchainées !
1- on a aucune vue sur l’avant… juste sur les côtés et les échappements à l’arrière…
2- très peu de sièges… on est tous par terre sur la moquette… c’est en même temps très convivial, et fait un peu penser à un gros pique-nique !
3- machines à sous, distributeurs d’aliments (Cup Ramen), petite TV et autres manga/magazines sont là pour divertir un peu…
4- le sol du bateau penchait vers l’arrière et apparemment c’est comme ça…
5- des mascottes mangas pour les Otaku (mais prennent-ils vraiment le ferry ?)
6- une jolie eau bleu limpide mais qui semblait abyssale !

Bref, on était dans un bateau de longues traversées pour les gens qui n’ont pas trop les moyens ou qui ne se déplacent pas sans leur voiture à portée de la main… rien à voir avec les autres ferrys que j’ai pris au Japon (comme celui qui va à Naoshima).
Pittoresque et très pratique, je vous recommande d’essayer ce moyen de transport quand vous voulez passer d’île en île au Japon, sans faire tout un long détour en train !

Prochain défi la traversée de Kyushu vers la Corée du Sud !
Et à propos de défi, n’oubliez pas qu’il vous reste que jusqu’à la fin de cette semaine pour participer au concours photo et gagner un voyage au Japon !

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Matsumoto J1 – Sakura de montagne

Pour le Golden Week (LA semaine de vacances des japonais… mais qui sera peut-être supplantée cette année par les 2 semaines de congés forcés cet été pour économiser l’énergie -cf. clim des bureaux-), nous étions donc allé voir la famille à Matsumoto. Matsumoto que vous connaissez déjà vu que je vous en avais parlé ici !
Le premier jour on a décidé (vu que la météo annonçait de la pluie pour les jours suivants) d’aller directement à l’Alpines Route (que vous avez pu voir en direct en vidéo lors de mon Live vidéo ici ou sur la partie Live du site ici)… mais voilà, comme souvent la météo était complètement fausse, et au lieu de soleil, on a eu une grosse pluie…
Sakura de montagne à Omachi - Alpes japonaises
Direction donc la ville d’à côté pour y admirer les cerisiers qui étaient en pleine floraison ! Et oui, la montagne étant plus froide, les Sakura sont bien plus tardifs que dans le reste du Japon (hormis le Nord, où ça commence tout juste), ce qui offre une deuxième chance à ceux qui les auraient ratés. Autant dire que beaucoup profitent du Golden Week pour voyager et justement apprécier ce spectacle en famille… D’ailleurs, cette année, il y a eu très peu de voyages vers l’étranger. En raison d’un avenir économique incertain suite à la catastrophe du 11 Mars, les japonais ce sont plutôt dirigés au dernier moment vers les lieux touristiques intérieurs… et il faut dire que ça fait du bien au pays que les japonais dépensent l’argent au Japon plutôt qu’à l’étranger.

Désolé pour les fans du Live vidéo, je n’en ai pas fait beaucoup cette semaine car j’étais en famille, que l’on bougeait beaucoup et j’avais besoin de décompresser un peu… d’autant que de la bonne paperasse m’attendait au retour… Mais je compte reprendre les Live vidéo la semaine prochaine, alors restez bien connectés à mon Twitter 😉

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Campagne japonaise

Je profite d’être en pleine campagne française (voir la famille en Charente), pour vous montrer un coin paumé (comme là où je suis actuellement) en pleine campagne… nippone !
Campagne japonaise
Ça se trouve à moins d’une heure de Kyoto en voiture, et j’y étais allé pour photographier une maison de Vivre le Japon perdue en pleine montagne aux faux airs de Princesse Mononoke (surtout les sous-bois). J’ai aussi découvert que près de Kyoto il y avait un village composé de vieilles fermes traditionnelles dans le style de Shirakawago, comme quoi il y a toujours des choses à découvrir dans ce pays !

PS : Mauvaise nouvelle… comme je n’ai pas eu de confirmation pour Bordeaux, ça sera pour la prochaine fois… Septembre avec la sortie du 5ème livre ? Je suis vraiment désolé, j’aurais bien aimé vous rencontrer là-bas !
J’espère que mon éditeur nippon voudra bien me payer un tour de France pour la sortie du futur livre qui du coup ne sera pas aux éditions Chêne comme les autres.
Donc on aura l’occasion de se voir que le 6 et 9 à Paris… je sais que c’est un peu léger, mais je compte aussi sur vous pour venir me faire un p’tit coucou au Japon 😉

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David met le Turbo ! Dans la nature sauvage de Chiba !

Photographe, caméraman HD, journaliste, webdesigner… et maintenant fixeur pour les émissions de TV françaises voulant tourner au Japon ?
Ben oui ! Je mets à contribution toutes mes compétences pour proposer divers services, et comme j’ai un très bon sens de l’orientation (faute d’avoir la mémoire des noms) et un bonne connaissance du terrain, je retrouve toujours plein de petits coins sympas, pour ceux qui veulent faire un reportage ou autre au pays du soleil levant.
Tunnel fait mains en plein coeur de la région de Chiba au Japon
Alors, petite précision pour ceux qui regarderaient l’émission (ou qui l’ont déjà vu ce week-end), le gars avec sa famille, c’est pas moi, c’est le gros cochon vert de l’espace (c’est comme ça qu’il se fait appeler… c’est pas de moi, hein !) le bien nommé, avec qui j’ai appris à mes dépends qu’il faut toujours que tout soit écrit noir sur blanc (en japonais de préférence) quand il est question de contrat et d’argent, ici. C’est amusant de retrouver dans le même reportage les 2 personnes qui peuvent le moins se voir du Japon LOL
Bon, ben en attendant, moi j’ai toujours pas vu l’émission, qui tarde à apparaître sur le site de Turbo : www.turbo.fr/emission-turbo/
Ayé ! On peut voir le reportage de Cyril ici : www.turbo.fr/videos-voiture/290366-essai-nissan-cube.html
Ah la la ! Pour la petite histoire, moi j’étais là pour guider l’équipe, et je ne pensais vraiment pas me retrouver devant la caméra (ma place étant généralement derrière), alors excusez la sale tronche que je me paie… ça m’apprendra à ne pas me faire une beauté chaque matin avant d’aller bosser 😉
Allez, vous trouverez ci-joint les photos du making-of de cette journée à Chiba.

PS : petit clin d’oeil à Michel le grand caméraman 😉

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Aji, un village où l’on prend le temps de vivre

C’était une première pour moi ! Non pas que je n’avais jamais mis les pieds dans une jolie petite ville portuaire japonaise, mais c’était la découverte du séjour en famille d’accueil (qui ne soit pas de ma famille, et totalement inconnu)…
Noriko, Norio et leurs 3 enfants m’ont donc chaleureusement accueillis le temps du week-end dans leur immense (plus de 500m²) maison, vieille de 400 ans au coeur de la charmante bourgade d’Aji près de Takamatsu. La famille de Norio descend d’une longue ligné de personnages importants pour le village, installé ici depuis de nombreuses générations ils leur seraient difficilement imaginable d’aller vivre dans une des mégapole surpeuplée et stressée que compte le pays.
Cadenats symbolisant l'attachement mutuel à Aji, petite ville de la région de Kagawa/Shikoku
Au rythme des bâteaux de pêche, la ville s’anime calmement, ici tout le monde semble se connaître, et quand Noriko me présente son vendeur d’algues, c’est comme si il s’agissait de sa famille. On est bien loin des « qu’en dira-t-on » et autres façades artificielles, ici ne vivent que des personnages de caractère, voyant dans leur front de mer qu’une porte ouverte vers un monde dont nous faisons tous parti.

Le coin est aussi connu pour une autre activité (très présente) que la pêche, rendu célèbre par un artiste. Qu’est ce donc ?

PS : j’ai fait un clin d’oeil à une personne dans la série des bâteaux… j’espère qu’elle ou sont amie qui me lit régulièrement se reconnaîtra 😉

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Chiba, la campagne à 2 pas de Tokyo

Aller, un grand bol d’air frais ne fait jamais de mal ! Et autour de Tokyo vous aurez le choix entre la montagne (pleine de p’tit vieux randonneurs), la plage (plein de surfeurs… oui, je sais ! Inutile de ma le rappeler :-p ) et enfin la campagne vraie de vraie ou personne ne va parc’qu’il rien à y faire…
Chiba, la campagne à 2 pas de Tokyo
Donc si vous voulez fuir la foule tokyoïte, et faire un tête à tête avec des vaches au look de Shibuyettes (cf. la vache avec la coupe punk)… histoire de ne pas être trop dépaysé : Rendez-vous à Chiba (prononcer « Tchiba ») ! Pays des mangeurs de montagnes et des rizières à perte de vue… c’est l’univers où se déroule le film Taste of Tea.

PS : les photos datent de l’été dernier… pas le temps d’aller prendre un bol d’air en ce moment 😉

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Légumes Self-Service

Au bord d’une route, une cabane avec quelques sacs de légumes (courgettes et aubergines), il est écrit que c’est 100 Yens (0,60 Euros) le sac… on se sert et on paie… personne n’aurait l’idée de voler ces légumes. Rien d’incroyable, on est simplement au Japon ! 😉
Légumes en Self-Service au bord d'une route au Japon
Ses petits champs au coeur de certaines villes sont les dernières traces des grandes zones agricoles d’antan, qui au fil des années on laissées place à l’urbanisme. Les exploitants agricoles ont été les grands gagnant, ayant généralement vendu au prix fort leur lopins de terre… mais ils ont généralement conserver un petit carré pour leur propre consommation, et de temps à autre se faire quelques pièces pour arrondir leur maigre retraite. Mais certains ne sont pas à plaindre et ont semble-t-il bien su fructifier leurs gains au vu de la taille de certaines maisons de campagnes (qui tranchent avec les maisons « Bouygue » environnantes) en pleines villes (j’y reviendrais, avec des photos).

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Perdu au milieu des champs de thé du Japon !

Merci à vous de vous inquiéter pour moi… mais pas de panique, c’est pas un tremble de terre de force 3 qui risque d’écrouler mon immeuble 😉
Nan, je suis tout le temps de sorti pour aller faire des photos, et j’en ramène des tonnes en ce moment ! Donc entre le trie, l’écriture de textes d’introductions, l’organisation, la recherche… etc… je suis full-time !
Bref, il me manquait des champs de thé à mon actif, c’est chose faite maintenant…
Champs de thé au Japon
Direction donc du côté de Shizuoka… pour avoir les meilleurs plans : cultures de thé avec Fuji san en fond… manque de bol, le premier passage vendredi : gros brouillard avec chaleur et humidité étouffante ! Et point de Fuji san en vu !… En même temps, même les hais de thé n’étaient pas vraiment visible… ambiance d’un autre monde, avec ventilots tournant au ralenti, des plus angoissante…
Retour donc en début de semaine, pour nouvelle séance. Là le ciel est bleu, et le soleil tape dure… mais toujours pas de Fuji san à l’horizon, dût à un taux d’humidité encore trop élevé qui crâme le ciel sur les photos et réduit la distance de vision……… finalement c’est en repartant que j’arriverais à chopper le fameux Mont (sans le thé)… par la fenêtre de la voiture… :-/

PS : c’est un bon spot photo (quand vous prenez le Shinkansen pour faire Tokyo/Kyoto, vous y passez et les champs de thé ne vous échapperont pas), mais mieux vaut opter pour la période Mars/Avril 😉

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Tatami Master ! L’artisanat japonais

Non, je ne vais pas vous présenter le nouveau film de JC Van-Damme, mais vous parler d’artisanat… et comme partout dans nos sociétés modernes, artisan rîme avec « en voie d’extinction ». Ils sont en effet peu à se présenter à M. Miyata pour apprendre et prendre la relève… à son grand regret.
Artisan de tatami japonais
D’une extrême gentillesse, ce vieil homme aux mains forgées par son métier, m’a accueilli spontanément dans sa minuscule boutique de tatamis. Ca faisait depuis longtemps que je rêvais de prendre des artisans japonais à l’oeuvre, le livre dédié au Japon sur lequel je travaille accélère les choses et me pousse à être plus actif… on va pas s’en plaindre 😉
M. Miyata avait commencé sa carrière dans une petite boutique en plein coeur de Tokyo… mais la course au modernisme et un urbanisme déshumanisé (en fait un tracé d’autoroute passant sur sa maison), l’ont poussé à partir en banlieue de Yokohama. Plus près de la campagne et des maisons traditionnelles son activité n’a jamais connu la crise, et ses tatamis faits main n’ont de cesse de trouver nouveaux acquéreurs dans sa boutique.

Je tiens vraiment à remercier M. Miyata (mais aussi sa femme) pour son accueil, sa gentillesse, ses nombreuses histoires et les cadeaux qu’il a fait pour la petite… on a à peine réussi à lui offrir quelques gâteaux en insistant… c’est lui qui nous remerciait d’être venus ! Un grand père comme on les aime 😉

PS : pour ceux que cela intéresse, j’avais fait une série sur l’artisanat à Paris www.artisanatparis.com

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