Dans les profondeurs de l’île Sado : Ibis du Japon et mines d’or !

Après une première journée sportive, on a essayé de faire plus cool le lendemain, avec le matin la visite du parc aux Ibis du Japon et le midi la visite des mines d’or… avant de vite retourner au port pour prendre le ferry.
Mont Doyu No Wareto des mines d'or de Sado Kinzan
Après avoir loupé la navette bus, un employé de l’hôtel nous emmène avec sa voiture personnelle jusqu’au port où comme à notre habitude maintenant, on stocke nos bagages avant de sauter dans un bus… Direction le parc aux Ibis ! Nipponia nippon ou Toki en japonais, est une espèce qui avait presque disparue… Sauvé in-extremis de l’extinction, ils sont donc aujourd’hui hautement protégés dans des cages loin des visiteurs… Pas réellement pratique pour les prendre en photos… zoom 200mm minimum obligatoire… Avec énormément de chance vous pouvez éventuellement en voir dans leur milieu naturel, quelques expérimentations de relâches ayant été réalisées récemment.
De retour au port (le réseau de bus n’est vraiment pas top… et les routes coupants l’îles sont super dangereuses à vélo… je recommande donc la location de voitures, et sur zone prendre les vélos), on doit attendre un peu avant de remonter dans un bus en direction des mines d’or (l’autre grande attraction de Sado).
A l’entrée vous aurez le choix entre le ticket pour visiter la mine récente (de l’ère Meiji à 1989) et voir le mont Doyu No Wareto (coupé en 2 par l’exploitation minière), et un autre ticket pour visiter la mine sous l’ère Edo (ouverte en 1601… c’est en 1542 qu’un marchant de Echigo, Shigemon Sotoyama découvre la première mine d’argent sur l’île à Tsurushi)… Si vous hésitez entre les 2 il existe aussi un pass pour faire les 2… Par manque de temps on ne fera finalement que la mine récente… je regrette un peu ce choix la mine Edo ayant été repensée en 2008 avec des automates reproduisant les gestes d’antan… :-/
Il faut savoir que sous l’ère Edo les mines d’or Sado Kinzan étaient une des principales ressources de revenu pour le shogunat des Tokugawa… l’ïle Sado était d’ailleurs directement administrée par ce dernier.

Il est à peine 14h00 et on doit (courir) reprendre le bus pour rejoindre le port et rentrer en Ferry sur Niigata…
Il y avait pourtant encore plein de choses à découvrir sur l’île Sado et le soir le Earth Festival et ces concerts de Taiko allait rythmer la nuit… Malheureusement tout était complet et j’avais prévu un budget très limité… Sans Japan Rail Pass tous les déplacements dans le Japon doivent être mûrement réfléchis (là on en aura eu pour un peu plus de 300 Euros par personne)…

Continuer la lecture de « Dans les profondeurs de l’île Sado : Ibis du Japon et mines d’or ! »

Découverte de l’île Sado où l’on pourrait croiser Totoro ! Tarai-bune et Shukunegi au programme !

Tout d’abord malgré son nom l’île n’a rien à voir avec ce que vous imaginez… Donc après avoir brièvement fait le tour de Niigata, à peine la ville disparaissant à l’horizon, on voit l’île Sado se rapprocher petit à petit (en fait c’est plutôt nous qui nous nous rapprochons 😉 ).
On passe rapidement aux « coin locker » du port d’arrivée du village Ryotsu (l’île Sado à 3 ports… on arrive suivant la ville de départ choisie) déposer nos affaires dans un des casiers pour tout de suite grimper dans un bus (attention ce n’est pas direct et il y a un changement… faut bien calculer son coup car les bus sur l’île sont loin d’être toutes les 15 minutes…) qui nous emmène voir les Tarai-bune…
Pêcheuse japonaise Tarai-bune
Donc, 2h30 de bus après notre arrivée sur l’île, on découvre le port de Ogi et ses célèbres Tarai-bune (baraques de pêcheur en forme de barrique pilotées par des femmes qui l’utilisaient autrefois pour la pêche aux coquillages et autres mollusques). Peut être cette embarcation vous dit quelque chose… C’est que vous êtes fan des Studio Ghibli et que vous connaissez bien « Le Voyage de Chihiro » ! En effet dans le dessin-animé de Miyazaki on voit la jeune héroïne embarquer sur un Tarai-bune ! Revoir mon post du Japon en direct fait avec l’iPhone… je mettais une image de la scène tirée du Voyage de Chihiro.
Après notre petit tour, je laisse ma femme et ma fille pour chevaucher un vélo électrique (on peut en louer un peu partout -mais il n’y a pas de siège enfant-, et avec le Pass c’est gratuit pour 2h ! Top !) et foncer au village Shukunegi ! Sur la route j’ai l’impression de me balader dans les « décors » de l’animation Totoro… L’isolement de l’île et son non-attrait économique fait qu’elle reste figée dans le Japon d’antan… Superbe !
Avant d’arriver au village je m’arrête au musée archéologique de Sadakoku Ogi (une vieille école transformée en musée avec un hangar abritant un énorme bateau en bois)… je fais vite le tour car il faut arriver au village de Shukunegi y prendre des photos et retourner à Ogi… le tout en 45 minutes pour choper le bus… C’est là où je comprend mon erreur… Sado a beau être une « petite » île du Japon, elle fait quand même la taille de Tokyo et Yokohama réunies ! Imaginez faire ces 2 villes en 48h !
Après quelques photos au pas de course et 3 litres de sueur laissée sur le bitume… j’arrive juste à temps pour le bus… c’est reparti pour 2h30… L’hôtel où nous sommes est un relique de l’âge d’or du Japon (70-80) où les japonais voyageaient en masse (plus qu’aujourd’hui… difficile à imaginer) à travers tout le pays… mais même si les sièges massant ressemblent pour de bon à des instruments de torture de la seconde guerre mondiale, le cadre est agréable avec un service au petit soin, quelques animations (danses) et une jolie vue…

Continuer la lecture de « Découverte de l’île Sado où l’on pourrait croiser Totoro ! Tarai-bune et Shukunegi au programme ! »

Découverte de Niigata, le Japon côté Ouest !

La fin de saison des Tokyo Safari me permet enfin d’avoir un peu de temps pour mettre à jour le blog (oui je sais, c’est pas trop tôt…). J’ai un stock énorme de photos, et ce n’est pas facile de se motiver à classer/sélectionner tout ça… Mais je me suis lancé pour objectif de tout boucler avant la fin du monde (ça à dire le 21 Décembre)… Alors on commence aujourd’hui avec ma série qui date de l’été……..
Niigata ! A à peine plus de 2 heures de Tokyo on peut rejoindre la côte Ouest du Japon et découvrir la ville de Niigata (dans la région qui porte le même nom de Niigata, dont j’ai entendu pour la première fois parler en 2007 quand un grand séisme y avait fait de nombreux dégâts), une ville à taille humaine (800 000 habitants) qui fleure bon le bord de côte… à peine arrivé je regrettais déjà de ne pas rester plus longtemps, mais j’avais une idée complétement faussée de la ville à cause des images du séisme de 2007… Ben oui, c’est bête…
Rainbow Tower Niigata
On part donc de Tokyo à 9h00 avec le Shinkansen (on va couper le Japon en travers), on sort finalement au bout de 30 minutes de l’agglomération tokyoïte puis on enchaine avec un peu de montagne… les rizières se mélangent aux quelques villes et montagnes que l’on traverse, pour finalement devenir une immensité une fois la chaine des Alpes japonaises traversée. 11h15 on est à Niigata !
Je me dis à ce moment là pourquoi n’ai-je jamais eu l’idée de venir ici quand je bénéficiais du Japan Rail Pass ? C’est clairement une excursion faisable en une journée… mais autant y passer quelques nuits, vous allez savoir pourquoi 😉
La ville est dès la sortie de train très agréable et l’air marin y est bien différent de Tokyo la capitale… je recommande de louer des vélos pour vous y déplacer les distances n’étant pas énormes entre les spots intéressants de la ville. Nous on opte pour le bus car on prend un super Pass 3 jours à 6000 comprenant la traversée en bateau pour aller sur l’île Sado (il comprend en plus les transports en bus et location de vélo sur l’île Sado, le train JR dans toute la région de Niigata et un A/R en bus de la station JR Niigata à l’embarcadère pour le ferry… vous pouvez le voir dans le post que j’avais fait en Live avec l’iPhone : Niigata jour 1), mais on commence finalement par une balade à pied pour poser les affaires à l’hôtel et trouver un restaurant de Miso Ramen repéré sur Internet.
Après un bon repas, direction la plage ! Et oui, il y a une plage quasiment en pleine ville à Niigata ! Ca n’a pas le charme de Saint Raphaël/ Saint Tropez, mais c’est sympa quand même ! On en profite pour voir par la fenêtre du bus les célèbres monuments de la ville (que l’on reverra du ferry le lendemain… voir fin de galerie) : la Rainbow Tower (dont la seule attraction est un ascenseur extérieur qui ne bouge plus depuis le séisme de 2007), le Toki Messe (grande tour avec un observatoire gratuit qui me permettra de faire de jolies photos de nuit de la ville vue d’en haut), le Pont Bandai et ces 6 arches, le centre commercial Furumachi (avec un toit pyramidal) et le Minatopia (musée de la ville).
On finit la série d’aujourd’hui en suivant la rivière Shinano pour sortir de la ville à bord du ferry en direction de l’île Sado… La suite au prochain épisode 😉

PS : Niigata est jumelé avec la ville de Nantes

Continuer la lecture de « Découverte de Niigata, le Japon côté Ouest ! »

Les transports au Japon : train, Shinkansen, métro, bus, taxi…

On continue la série des bons conseils pour partir en voyage au Japon par les transports en communs !
Si comme 80 pourcents des voyageurs au Japon, vous avez opté pour Tokyo pour commencer votre trip au Pays du Soleil Levant, vous allez descendre de l’avion (je parlerai dans un autre article des moyens alternatifs pour débarquer au Japon) généralement à l’aéroport de Narita (en vol direct, il y a aussi celui d’Haneda maintenant) … Et contrairement à celui de Haneda, l’aéroport de Narita est loin de Tokyo ! Donc vous aurez le choix entre, le train, le bus et le taxi !
Shinkansen e5
1. Débarquement à l’aéroport international de Tokyo Narita
Pour vous rendre sur Tokyo depuis Narita, vous pouvez prendre la route (au moins 2 heures de trajet) avec un taxi, mais ça vous coûtera une fortune (je pense plus de 20 000 Yens)… ou alors prendre les nombreux Limousine Bus (attention au nom trompeur, c’est un autocar on ne peut plus normal avec une soute à bagages) qui sont réguliers (toutes les 15-20 minutes) et desservent la plupart des hôtels connus de Tokyo mais aussi Yokohama ! A vous de choisir le bon en allant à un des guichets dans l’aéroport… vous en aurez pour au moins 3000 Yens.
Le JR Narita Express est comme son nom l’indique un train express pour Narita, et dans notre cas… de Narita ! Il dessert les stations principales que sont Tokyo (en 1h), Shinjuku (1h20), Ikebukuro (1h30) ou encore Yokohama (1h30… Attention, celui qui va à Yokohama n’est pas le même que celui pour Shinjuku/Ikebukuro). Vous pouvez acheter votre place à l’aéroport dans un des distributeurs de billets automatiques JR Narita Express ou dans un bureau de réservations de billets JR au niveau B1. Mais la subtilité à connaitre est la possibilité d’acheter une Suica (voir plus bas) en même temps ! C’est Suica & N’EX (N’EX c’est pour Narita EXpress) et vous pouvez en achetant ce package économiser au moins 1440 Yens sur l’aller simple pour la station Tokyo (3500 Yens au lieu de 4940 !), pour plus de détails voici le site en anglais.
Si vous devez vous rendre à Ueno, optez plutôt pour la ligne de train Keisei. Le billet coûte 2400 Yens pour le super express (Skyliner) ou 1000 Yens pour l’express (Futsu Tokkyu). Le Skyliner met 45 minutes pour se rendre à la station Ueno, alors que l’express mettra lui 1h15.

Continuer la lecture de « Les transports au Japon : train, Shinkansen, métro, bus, taxi… »

Bien préparer son voyage au Japon

Les Sakura (cerisiers en fleur) est l’événement majeur du Japon, et vous allez être nombreux à venir au mois d’Avril ! Alors pour les retardataires ou ceux qui attendent le dernier moment pour se décider, j’entame une série d’articles conseils sur le voyage au Japon.
On commence aujourd’hui avec la base, qui est le billet d’avion et l’hébergement…
Fuji
Bien choisir sa compagnie aérienne
J’avais déjà abordé le sujet avec ce petit comparatif des compagnies pour un vol Paris/Tokyo que j’ai personnellement testées, et vous aviez été nombreux à partager vos expériences sur d’autres.
Depuis il n’y a pas eu de grand bouleversements, mis à part que vous pouvez maintenant arriver en plein Tokyo, vu que l’aéroport d’Haneda est ouvert au vol internationaux depuis peu ! Et ça, ça change beaucoup de choses pour ceux qui veulent gagner du temps !
Maintenant, la question est où acheter votre billet ? Vous avez les agences de voyages japonaises à Paris qui proposent de bons prix, mais avec le boom de la vente en ligne on trouve parfois sur Internet des vols à prix très cassés genre 450 Euros avec Emirats ou Aeroflot.

Où dormir au Japon ?
J’aborderai bientôt, peut-être, le camping, mais si vous n’êtes pas des baroudeurs aguerris, mieux vaut l’éviter pour une première fois au Japon.
Vous avez en fait au Japon 5 grandes catégories d’hébergements : les Ryokan (hôtels traditionnels), les Minshuku (auberges familiales), les hôtels d’exception, les business hôtels et enfin les capsules hôtels (souvenez-vous du 9hours) ! Cliquez sur les liens pour relire ce que j’avais écrit dessus… mais il faudra quand même que j’écrive un vrai dossier sur chaque type…
Maintenant, pour réserver on peut passer directement par les sites des hébergeurs (qui ont de plus en plus de pages de réservations en anglais), mais il faut savoir que depuis la crise du 11 Mars on trouve énormément de prix cassés sur les brokers en ligne, comme Hotels.com par exemple.

Si votre budget logement est vraiment très serré, vous pouvez opter pour juste une chambre chez l’habitant (je n’ai jamais essayé) avec Wimdu & co. pour avoir un bon prix 😉

Voilà pour avoir une bonne base de départ pour un bon séjour au Japon ! Alors si votre passeport est valide n’attendez plus !

Continuer la lecture de « Bien préparer son voyage au Japon »

Sanctuaire Futen-mangu où règne l’esprit du karaté

Comme les dernières heures à Okinawa s’égrainent, et que je suis bloqué dans le bus, j’en profite pour essayer de faire des photos par la vitre (en bon touriste nippon), et je constate qu’il faut vraiment être fan de l’architecte Le Corbusier pour apprécier l’urbanisme de l’île à 90 pourcents composé de structures en béton ! Bon, ça s’explique par le fait que les typhons sont fréquents et qu’il vaut mieux avoir des habitations bien solides dans le coin…
On arrive assez rapidement au sanctuaire Futen-mangu où, si j’ai bien compris (mais en même temps j’écoutais pas vraiment), est née l’esprit du karaté (dans la grotte derrière le bâtiment principal) !
Sanctuaire Futen-mangu Okinawa
Bon là on a eu droit à plein d’explications de la part du prêtre shinto, et moi j’écoutais rien… en fait si, mais j’ai lâché l’affaire au bout de 15 minutes (ça a duré plus d’une heure)… Des grottes, on en a plein en France, et certaines ont vu naitre l’humanité comme celle de Lascaux… alors forcément, là je suis pas trop impressionné… Mais les passionnés de Karaté y trouveront très certainement, un intérêt certain 😉
Une fois la visite terminée, on est allé à un restaurant pas loin pour déjeuner… Bon, vous vous doutez bien qu’il y avait du porc au menu (difficile de faire autrement à Okinawa), et si vous relisez mon post avec mes photos Live, vous aurez tout le détail ainsi que la photo d’un chat qui semblait avoir 300 ans (apparemment la nourriture d’Okinawa permet de vivre longtemps… moralité : « Mangez du porc ! ») : relire Sayonara Okinawa
Puis on a quitté Okinawa avec le même temps couvert qu’à l’arrivée…

Bon, je sais que mes posts sur Okinawa cassent un peu le rêve d’une île paradisiaque et sont loin des images de cartes postales, mais au moins je peux dire que je vous ai montré l’Okinawa de tous les jours (la base-line du site c’est je le rappelle : « Voir le Japon autrement ! »… hein 😉 ) ! Et j’y retournerai certainement un jour pour y faire le touriste, en visitant le château, le magnifique aquarium, et en séjournant sur une des petites îles avoisinantes comme Miyakojima (d’ailleurs j’aimerais bien photographier les Pantou : voir cette vidéo) !

PS : dimanche vers 14h46 (heure de Tokyo… 6h46 en France) je posterai un long article ici pour les 1 an du grand séisme et tsunami, et demain je ferai une mise à jour de mon post « 9 mois après le Tsunami du 11 Mars »

Continuer la lecture de « Sanctuaire Futen-mangu où règne l’esprit du karaté »

Uminchi, la ferme où l’on cultive des Umi-budo à Okinawa

Mais qu’est ce qu’un Umi-budo ? Littéralement on traduit ça par « raisin de mer », et il est vrai que cette algue composée de petites boules en grappe fait penser à du raisin… Mais commençons par le commencement… et le comment du pourquoi je me suis retrouvé dans la ferme familiale de la famille Aburada spécialistes des Umi-budo…
Au petit matin mon réveil sonne et je découvre enfin un ciel bleu au dessus d’Okinawa ! Yes, la chance est enfin de mon côté et comme on sera libre de nos déplacements vu que l’on a loué une voiture, je vais pouvoir shooter comme un petit fou ! Pendant que je prends le petit déjeuner je me fais déjà les plans de la journée… On commencera par le château qui est juste derrière, j’ai hésité d’y aller plutôt en repérage mais je prendrai le temps de le découvrir tout à l’heure (en plus ça sera sympa avec les 2 miss).
Je croise les autres participants dans le hall et je leur dis au revoir car eux vont encore se taper le bus… hihihi…
Umi-budo Okinawa
J’ai rendez-vous avec le reste de l’équipe à 9h00… je suis prêt à 8h45 et j’attends tranquillement… je vois arriver l’un des organisateurs du tour, et il me dit que je peux mettre mes affaires dans le bus… « Ahah, mais non mon brave, aujourd’hui point de bus pour moi ! On a une voiture ! », et là il me répond « Non, tu prends le bus avec nous. », je rétorque « Eheh, je confirme, nous avons réservé une voiture et je vous laisse avec plaisir les joies du bus… ça sera sans nous… Eheheh… », il enchaine « Non, tu prends le bus, car Ken a annulé la voiture hier soir ! »… ARGHHHHHHH…….. Je téléphone à Ken-kun, qui mal réveillé me confirme bien que l’on prend le bus……. NNOOOOOONNNNNNN…….
Je demande si j’ai le temps d’aller faire un tour au château derrière, mais on me dit que ça sera trop juste pour le timing……… je me décompose… calé au fond du bus, je dis « merde » à tous ceux qui viennent me poser la question « Ben tu devais pas prendre une voiture aujourd’hui ? »… ;-(
Et c’est donc reparti pour une balade en bus ! Finalement elle sera courte (tant mieux), mais m’aura bien foutu les boules en passant à quelques mètres du château (on aurait pu s’y arrêter !)… On arrive donc au bord de l’océan, dans un coin un peu à l’écart de tout rendre visite à la famille Aburada, spécialisée dans la culture des Umi-budo. L’endroit est très agréable, et je me dis finalement que faire la totale « Okinawa autrement » n’est pas plus mal, je pourrai revenir faire le touriste une autre fois… C’est agréable de découvrir la vraie vie d’Okinawa, la culture… Les Aburada ont construit eux même leur maison (c’est pas vraiment commun ce genre de chose au Japon), et se sont lancés dans la culture d’Umi-budo… et comme ils sont jeunes et plein d’énergie, ils expérimentent de nouvelles recettes avec cette algue… et je dois avouer que leur glace est surprenante et vraiment bonne !
Pendant que tout le monde se gave d’Umi-budo, je me dis qu’ayant le temps je vais aller faire un petit tour, histoire de trouver des sujets photos pour enrichir ma banque d’images sur le Japon. Et là, au bord de la route je croise 2 p’tits vieux qui font une pause dans leur champ de canne à sucre… Je les salue, ils me demandent ce que fait tout ce bon monde ici (de leur champ on les voit s’amuser sur le toit de la maison), je leur explique et place rapidement le fait que je suis français ! Ca détend bien l’atmosphère (les français n’ont pas bombardé Okinawa ni installé de base militaire dans le coin), et je leur demande si je peux les prendre en photo… Amusés, car ils ne pensent pas être des top-modèles, ils acceptent en rigolant… Je fais vite 2-3 photos et les laisse retourner à leur travail…
Finalement l’originalité de cette ferme d’Umi-budo, l’accueil de la famille et la gentillesse des habitants du coin me redonne de l’énergie, et je suis fin prêt à reprendre gaiement le bus pour la suite de cette courte journée (l’avion pour Tokyo étant à 16h) ! 😉

Continuer la lecture de « Uminchi, la ferme où l’on cultive des Umi-budo à Okinawa »

Okinawa, la renaissance du corail !

Bon je continue la narration de mes galères… euh pardon… mon trip à Okinawa… Alors après la séance de karaté et la torture du debriefing (je vous avoue qu’au bout d’un moment j’ai quitté la table pour faire les cents pas), on décolle… sans vraiment décoller, car c’était reparti pour faire un tour de bus ! Yeahhhh…
Direction l’océan (enfin !) pour aller voir une ferme de corail… car en effet, le corail ça se plante ! Intéressant ! Donc eau turquoise, corail, et poissons sortis du film Némo au rendez-vous !
Sango pour replanter le corail d'Okinawa
Mais… le temps couvert est toujours là ! Bref, on embarque sur le bateau à fond transparent pour découvrir le récif de corail……. mort !!! Ah oui, il faut savoir qu’en 2007 un gros typhon a massacré le corail avoisinant et que depuis l’association Sango lutte pour la protection et le re-plantage de ce dernier (aidé par la chaine hôtelière Kariyushi dont un énorme hôtel se trouve juste à côté).
Donc même si l’eau est magnifique et la faune aquatique riche en espèces à seulement quelques mètres de la plage, ça a un côté un peu triste de voir ce parterre de coraux mort… On leur souhaite de réussir leur entreprise pour faire revivre les fonds marins qui seront de nouveau magnifiques à n’en pas douter… dans 30 ans… ^^x
J’aurais bien fait un peu le tour de la plage et trempé les pieds dans l’eau, mais le bus nous attendait pour la destination suivante et finale de la journée… Encore une bonne surprise ? La suite très prochainement 😉

Continuer la lecture de « Okinawa, la renaissance du corail ! »

Okinawa, l’âme du Karaté Ryukyu

Après une bonne nuit de sommeil à Murasaki Mura, je découvre le lieu qui est une reproduction plutôt fidèle de l’Okinawa d’antan… De quoi y faire de sympathique carte postale avec des modèles ! D’ailleurs c’est l’autre nouveauté du matin, car la très jolie Ayaka Koyanagi (finaliste 2009 Miss Universe Japan) nous a rejoint ce matin là, ce qui devrait donner un bon coup de « boost » à mes photos (l’ami Ken en trouve même son Pepsi NEX meilleur… voir photo).
Et ça commence bien puisque l’on va avoir droit à un cours de Karaté dans un environnement qui sens bon l’authenticité (même si ce n’est qu’un décor) LOL
Ayaka Koyanagi finaliste 2009 Miss Universe Japan - Karate
Sur le chemin on en profite pour faire 2-3 photos (et aussi de la vidéo puisque Koji-san est de la partie avec sa caméra) dans le décor… mais on ne doit pas s’attarder le timing semble serré d’après les organisateurs… Ce qui présage un planning riche pour la journée ? Cool ! Sauf si c’est pour faire du bus… attendons avant de s’enflammer…
Le prof de Karaté est vraiment bon et son assistant américain aussi (ce dernier à fait plein de pays d’Asie pour apprendre les sports de combat dans des « vrais » écoles locales et les maîtriser), ils imposent le respect et font comprendre à tous que l’on ne rigole pas (salut avant d’entrer dans le dojo, salutation du maitre, moment de méditation… etc…). Je suis gêné de faire l’électron libre au milieu de tous, mais j’ai un boulot à faire…….
Ayake est impressionnante, on sent qu’elle est pro et son visage reste quasiment toujours impeccable sans la moindre grimace… j’ai même une série de photos (je ne les ai pas mises dans la galerie) où l’on a l’impression qu’il s’agit d’une Terminator tant l’expression du visage reste exactement la même malgré la situation de combat……. brrrrrr….
A la fin de la séance de Karaté qui a durée 2h30 (je me demande toujours comment les japonaises font pour ne pas avoir la moindre goute de sueur après ce genre d’effort 😯 ) je retiens nos 2 miss pour faire un portrait rapide avant que tout le monde ne parte prendre une douche car on doit vite faire le check-out de l’hôtel et aller manger.
Au repas je découvre que Ayaka-chan aime la photo (normal pour un modèle) et la pratique régulièrement avec son réflexe Nikon ! Une top-modèle power-user photo avec une touche geek… sympa ! LOL Mais… car il y a toujours un « mais » dans mes histoires… Elle maîtrise aussi le droit à l’image ! Et n’a pas manqué de me rappeler qu’elle n’est pas là pour poser en temps que modèle (il faut l’accord de son agence…), et que j’ai juste le droit de faire des photos « live »… Outch ! Douche froide pour moi ! 😐
Du coup le reste du temps elle me « fuira » quand j’ai le réflexe (5D) dans les mains, mais par contre sera super cool quand j’utilise l’iPhone ou le NEX5… Ok…
Je me dis que la journée ayant bien commencé je me rattraperais avec le décor qu’est Okinawa… D’ailleurs maintenant que le repas est fini quelle est la suite du programme ?
Et bien elle est très simple ! 2h30 de meeting sur le Karaté (et le cours du matin) avec un questionnaire (en japonais) de 5 pages à remplir et un gars pour nous questionner oralement ! NNOONNOONNONOONNONNOOOOOOOONNNNN

La suite au prochain épisode ! 😉

Continuer la lecture de « Okinawa, l’âme du Karaté Ryukyu »

Okinawa, naissance du Karate

Suite de la première journée à Okinawa… On est arrivé là où l’on va dormir : Murasaki Mura est une sorte de Disney Land reproduisant l’ancien Okinawa (celui d’avant que les américains rasent tout pendant la seconde guerre mondiale)… Après avoir posé nos affaires on nous convie à un spectacle sur l’histoire du karaté et d’Okinawa ! Je me dis cool ! L’ambiance à l’air sympa avec chemin éclairé par des torches dans un décor d’époque………. Ah mais (vous vous y attendiez à celle-là, hein 😉 ) je n’étais pas au bout de mes surprises ! Bien installé au premier rang avec 2 appareils photo pour immortaliser le spectacle, je découvrais avec stupeur que ça commençait par un Power Point… NOOOOOONNNNNN pas encore… Bon ce n’était qu’une seule page présentant le titre du spectacle avec une photo, l’ensemble vidéo projeté sur un pauvre écran au milieu de la scène… Puis le spectacle commence vraiment……… STOOOOOP !
Okinawa pays du karaté
Non, mais là je vous arrête, c’est pas possible ! Sérieusement, vous ne remarquez rien ? Vraiment ? Personne ne réagit ?… Mais bordel ! Il y a un putain d’écran de merde au milieu de la scène là ! 😯
Bref, comme le bus, les câbles électriques, les tuyaux en PVC des onsens, les plots rouges devant les jolis temples… etc… c’est le genre de « détail » que les japonais ne remarquent même plus… ;-(
Je finis par me marrer (j’ai recadré les photos pour rattraper un peu)… surtout quand le metteur en scène à eu la bonne idée de faire jouer une partie hors scène… sur une zone non visible des places assises… impliquant des mouvements assez cacophoniques de spectateurs qui essayaient de suivre l’histoire (moi j’avais abandonné)… Génial ! Encore ! Bravo ! LOL

Après on fut convié à l’intérieur où un repas à la bonne franquette qui cale bien (à base de porc qui est l’aliment numéro un à Okinawa) et surtout bien arrosé (de Zanpa) nous attendait, ce qui me permettait de découvrir les coutumes locales très liées à une grosse addiction à l’alcool ! 😐
Bon, n’ayant pas été invité pour l’after (c’est semble-t-il mal vu d’être accompagné d’un étranger : Okinawa les soirs de week-end c’est souvent bagarre entre G.I. US et Bosozoku -bad boy nippon-) j’en avais profité pour faire du tri… Je tremblais à l’idée de ce qui m’attendait le lendemain… ^^x

Continuer la lecture de « Okinawa, naissance du Karate »